Les Vibrants au théâtre de la Reine Blanche

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Le Théâtre de la Reine Blanche nous offre pour notre plus grand plaisir des représentations absolument grandioses de la pièce Les Vibrants écrit par Aïda Asgharzadeh, mise en scène par Quentin Defalt et joué par la compagnie Teknaï.

Subjugué, touché, bouleversé, saisi, exalté, je pourrais continuer très longtemps cette énumération pour décrire les états émotionnels qui m’ont habité après la représentation.

 

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Survivre au trauma

Aïda Asgharzadeh, dans sa pièce magnifique, raconte l’histoire d’un jeune soldat, Eugène Fontel, blessé grièvement lors de la terrible bataille de Verdun. Le visage à moitié arraché par des éclats d’obus, il est rapatrié au Val de Grâce où il remontera peu à peu des enfers. Et il en remontera d’une manière fort belle : grâce au personnage de Cyrano de Bergerac et donc au théâtre. Pour aller au-delà de sa condition cruelle de gueule cassée, il va se mettre à la place d’un autre avec une toute autre difformité.

Et en plus du personnage de fiction, le jeune soldat, hanté par ses angoisses et les cauchemars, peut compter sur le soutien de plusieurs personnages qui sont l’espoir et l’acceptation, car c’est ainsi alors il s’agit de se lever et de marcher en avant.

L’un des personnages a cette phrase sublime qui pourrait être la devise de tout artiste :

Nous sommes des vibrants Eugène. Des vibrants ! Nous tremblons, nous frémissons, nous résonnons. Nous avons besoin de croire pour faire croire ! De vivre pour faire vivre !

Oui, car l’artiste, le comédien vibre en jouant, mais fait vibrer, car il exalte et porte les mots, à l’honneur dans ce texte et cette mise en scène.

 

« Le Panache ! »

L’auteur rend hommage aux mots qui subliment et touchent si intensément Eugène Fontel qu’il en pleure ; car les mots vous font pénétrer plus intensément le monde et vous le fait comprendre de manière brutale. Ils sont l’exaltation même. Ils sont l’espoir. Ils sont le moteur nécessaire pour effacer les angoisses de l’âme humaine.

C’est « le panache » de Cyrano. C’est à coup de répliques fortes de sens que la pièce fonctionne. La mise en scène de Quentin Defalt est aussi du « panache », car d’emblée le spectateur est plongé dans les tourments du personnage par un jeu de superposition de voix et de sons pré-enregistrés. La pénombre de la scène, c’est le terrible contexte et les brefs moments éclairés sont la remontée progressive du personnage. Tout est fait avec une grande élégance, une grande force, sans pathos ni suppliques insupportables. Rien ne déborde, c’est le saisissement.

 

À voir donc au Théâtre de la Reine Blanche, jusqu’au 15 avril 2017 :          Les Vibrants

 


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Auteur : Théo Bellanger

Amoureux des arts et des lettres, je me consacre à penser les textes et à leur redonner un souffle. C'est un peu ça la vie de chercheur en littérature, revitaliser les textes et les révéler. A travers ces petits articles, j'aimerais donner un bel aperçu de la littérature toujours vive et rayonnante!