Le Retour du Roi Singe à Paris, le 2 juillet

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Le Roi Singe est un monument de la culture chinoise, un de ses mythes fondateurs. En fait, vous le connaissez peut-être sans le savoir : Son Gokû dans Dragon Ball Z n’est autre que la version japonaise de Sun Wukong, le fameux Roi Singe. Inédit en France, Monkey King: Hero is Back est projeté presque un mois avant sa sortie américaine, à Paris, à partir du 2 juillet 2016 (15h15) au Cinéma Gaumont Marignan Champs Élysées. Monkey King Hero is Back Trailer

Monkey King: Hero is Back ou le pari d’un Roi Singe millénial

Dans ce blockbuster d’animation, le réalisateur Tian Xiaopeng revisite la légende du Roi Singe, d’après l’oeuvre magique de Wu Cheng’en, publiée en 1592, sous la dynastie Ming, connue en français sous plusieurs titres : Le Roi des Singes, La Pérégrination vers l’Ouest, Le Singe Pèlerin ou encore Le Voyage en Occident.
L’été dernier, les affiches du film ont rapidement envahi l’espace visuel chinois. Dès ses premières projections, notamment dans le temple de Chinawood, au coeur des studios de Hengdian, actuellement les plus grands studios de cinéma au monde, le film a provoqué un raz-de-marée sur les réseaux sociaux chinois. Son record d’audience a ensuite dépassé celui de Kung Fu Panda 3 (coproduction sino-américaine) puis Zootopia. Mais c’est surtout ses records de ventes à l’étranger qui font de ce Monkey King un film événement. Jamais un film d’animation chinois ne s’était aussi bien exporté.

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Virtuose des très productifs studios d’animation chinois, Tian Xiaopeng a voulu donner à la génération milléniale chinoise son Roi Singe (chaque génération a sa version) tout en faisant connaître au monde entier ce mythe fondateur, adaptant en animation 3D une histoire classique chinoise, tout en apportant quelques touches hollywoodiennes à sa structure. Dans l’histoire originale, Monkey King est téméraire, provoquant, bondissant et son compagnon de voyage, le moine Tripitaka est sage, généreux, souvent un peu trop conventionnel au goût du Roi Singe mais toujours de bon conseil. Dans sa version de 2015/2016, Tian Xiaopeng a fait du moine un très prolixe petit garçon de 8 ans. Monkey King, quant à lui, est un quarantenaire en pleine crise existentielle…
Monkey King: Hero is Back rappelle les exploits du Roi Singe, qui aimait jadis parcourir les airs, du Paradis à l’Enfer, sur son nuage magique. Sa témérité et son insolence ont provoqué la colère des Dieux. Pour le punir, ceux-ci l’ont condamné à être emprisonné dans une cage de glace, au coeur de la montagne. 500 ans plus tard, sans le savoir, un enfant dont le village est attaqué par des démons, délivre le Roi Singe du sort qui lui a été jeté. Armé de son bâton magique, Sun Wukong va reprendre le cours de ses aventures simiesques et volantes.

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Sun Wukong, Son Gokû, Son Ogong : le singe qui se voulait l’égal des Dieux. Un homme en fait.

Sun Wukong en Chine, Son Gokû au Japon, Son Ogong en Corée, Sun Gokong en malais et Sun Go Kong en indonésien, le Roi Singe est un personnage très populaire dans toute l’Asie. Ses aventures ont été reprises au théâtre, à l’opéra et plus récemment dans des séries télévisées, des dessins animés, des mangas et des jeux vidéo. Le Roi Singe est l’incarnation du mauvais garçon au coeur d’or, l’archétype du héros populaire, un « super héros d’Asie » (d’après Maxen Wang in An Asian Adventure, Le Printemps des Jeunes Auteurs). Le Voyage en Occident est un conte fantastique aux innombrables rebondissements, un mélange extraordinaire de faits historiques, de croyances populaires et de traditions Taoïstes et Bouddhistes autour de la figure centrale du Roi Singe. Sun Wukong, le métamorphe qui peut se transformer en insecte ou se démultiplier, le guerrier qui chevauche les nuages et pourfend les démons grâce à ses pouvoirs magiques, n’a pas d’équivalent en Occident. Ce pourrait être un mix de Robin des Bois, Hell Boy et du shakespearien Puck.

Sun-Wukong©Library-of-Congress
On a coutume, surtout dans les spectacles, de diviser les aventures du Roi Singe en deux parties qui se déroulent à 500 ans d’intervalle.

  • 1ière partie : Sun Wukong naît dans un oeuf de pierre, devient Roi des Singes puis décide de partir au loin trouver le secret de l’immortalité. Au terme d’un voyage de 10 ans, il rencontre enfin le patriarche des immortels dont il devient le disciple. Très malin, il découvre très vite le secret du vol dans les airs. Mais, las de son arrogance et de sa vantardise, le patriarche, excédé, le chasse. Le Roi Singe s’ingénie alors à provoquer le courroux du Roi Dragon, à qui il dérobe son bâton magique, de l’Empereur de Jade dont il combat les armées, avant de parvenir par la ruse à ses fins : se gorger de l’élixir d’immortalité au banquet des dieux. Une terrible guerre s’ensuit et après d’héroïques combats, le Roi Singe est finalement emprisonné sous la montagne des cinq éléments.
  • La 2ième partie, qui se déroule 500 ans après la première, est la plus connue. C’est cette partie que dans son film Monkey King:Hero is Back, Tian Xiaopeng a réinterprétée, ce qui, au vu de l’incroyable accueil que lui a réservé le public chinois, est en soi un tour de force. Dans l’histoire originale, Sun Wukong est délivré de sa prison par la déesse Guanyin. Un moine bouddhiste, nommé Suanzang et rebaptisé Tripitaka, entreprend une quête vers l’Ouest, en Inde, à la recherche des écritures sacrées. Pour effectuer ce long périple, il va être aidé de trois compagnons : le Roi Singe Sun Wukong, tout juste libéré, un moine/génie des eaux et le cochon Zhu Bajie.Le Roi Singe est cette fois bien décidé à utiliser ses pouvoirs afin d’oeuvrer pour le Bien. Sur la route, il châtie les démons, anéantit les monstres grâce à son incroyable maîtrise du Kung Fu, protège ses amis et réussit à devenir immortel.

Sun-Wukong-et-Bajie-au-combat©Museum-of-Fine-Arts-Boston
À vous de découvrir ce qu’il advient du Roi Singe /Jackie Chan dans le Monkey King de Tian Xiaopeng

Gorillaz, Damon Albarn et le Roi Singe

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Damon Albarn et son comparse Jamie Hewlett, tous deux membres fondateurs du groupe électro-pop virtuel Gorillaz, ne pouvaient pas rester indifférents au Roi Singe. Les deux artistes ont trouvé dans Le Voyage en Occident matière à faire voyager leur imaginaire. Ce conte peuplé de personnages protéiformes reflétant toute la palette des comportements humains leur a inspiré leur premier opéra-pop en 2008 : Monkey King, Journey to the West. Damon Albarn en a composé la partition, Jamie Hewlett s’est consacré à la conception visuelle du spectacle. Chen Shi-Zeng (Le Pavillon aux Pivoines, Dark Matters, Nixon in China) réalisateur formé par les grands maîtres de l’opéra chinois est aux commandes de la mise en scène.
Damon Albarn Monkey King Journey to the West trailer

Les pérégrinations de Sun Wukong ne semblent pas près de s’arrêter. Il est actuellement question d’une adaptation cinématographique de ses aventures par le réalisateur Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Crimson Peak, Silent Hill mais aussi scénariste des 3 volets du Hobbit) en collaboration avec le romancier britannique Neil Gaiman (Coraline, ou encore le comics fantastique Orchidée Noire)

Le Roi Singe continue son voyage en Occident, toujours plus à l’Ouest.

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Monkey King : Hero is Back de Tian Xiaopeng
Cinéma Gaumont Marignan Champs Élysées
du 2 eu 6 juillet 2016
Dans le cadre du 6ème Festival du Cinéma Chinois en France (du 1er au 19 juillet 2016)

#TimeToEnjoy 2

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