Courts-métrages #3 – Les productions Offshore

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Et un, deux… trois articles / projections ! Notre présentation de courts métrages s’achèvent aujourd’hui. Mais il paraît qu’on garde toujours le meilleur pour la fin… Offshore entre en scène.

Et un, deux… trois (comique de répétition mon p’tit) films au format court nous ont été présentés par les productions Offshore. C’était beau, c’était bien, c’était construit, c’était de grands (mais courts) moments de cinéma.

« Un grand silence »

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De Julie Gourdain : dans une France des années 60, nombreuses sont les jeunes femmes enceintes qui se cachent… La morale est écrasante, oppressante, au point que les parents décident d’isoler leurs filles le temps de donner naissance et afin de reprendre une vie « normale ». Dans cette maison de jeunes filles, les pensionnaires semblent être retenues prisonnières. Prisonnières de leur propre corps, de leur famille, de la société elle-même. On sent une envie de dépasser tout cela et de vivre librement. Il ne manque qu’un déclencheur : elle réalise qu’elle souhaite garder le bébé. Elle va donc transgresser les règles pour rester auprès de lui.

Film poignant, réalisation au scalpel, personnages attachants, décors et contexte parfaitement 60’s, on est embarqué dans les malheurs de cette jeunesse pré-1968. On en ressort heureux de vivre au XXIème siècle et tourmenté par l’écho contemporain de ce récit.

« Cour de récré »

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De Claire Inguimberty & Francis Gavelle, c’est un film d’animation numérique imitant l’aquarelle. Il dresse le portait sombres de plusieurs enfants évoluant entre eux dans la cour de récréation dans un monde pourtant coloré, entre amourettes et jeux de garçon et de fille, les deux cinéastes pointent du doigt les différences, la pression sociale et les mises à l’écart que peuvent endurer les enfants et ce dès le plus jeune âge.

« Noyade interdite »

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Dans un futur proche, une femme gagne sa vie en faisant des show en petite tenue derrière une vitre. Ses clients qu’elle ne voient pas doivent insérer des pièces pour que le show continue. Toute la société fonctionne sur ce modèle. Ce geste d’insérer des pièces est présent dans tous nos gestes quotidiens : au départ par le distributeur de boisson, puis pour utiliser l’ascenseur, allumer la lumière, nourrir son poisson rouge… Chaque action demande une pièce (rappelée par une voix féminine robotique). Un soir elle passe devant une fontaine où un texte défile « lancez une pièce pour faire un vœu ». Elle hésite quand un homme en tenue de plongée sort de la fontaine. À l’allure simple et futile, l’homme la questionne sur la tenue de sirène de son show. L’homme la convint de lancer sa pièce en faisant un vœu et malgré ses doutes, elle s’exécute : son vœu, invraisemblable, se réalise.

Une belle petite fable de Mélanie Laleu qui nous transporte vers un monde tout en contraste et en subtilité.

Vous n’avez plus d’excuse pour ne plus assister à ces projections (en tout cas pas celle de « mais je ne connais pas qui propose ça »). Et si vous y découvrez un jeune cinéaste prometteur, partagez nous cette découverte en exposant son talent ! 📽 🎞

#TimeToEnjoy 0

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