Un petit tour et puis s’en vont…

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« Merci d’être venus les gars ! » glisse Pellegrini tout sourire à Blanc, nettement plus crispé, à la fin de la rencontre. « Sinon, c’était comment Manchester ? » demande Verratti à Cavani à la descente de l’avion.  Parce que oui, soyons clairs, si déplacement il y a eu, il ne s’agit tout le long que de tourisme. Les joueurs parisiens se sont offert une petite escapade éclair
ce Mardi soir. Un petit tour et puis s’en vont, les joueurs
parisiens, la tête remplie du souvenir de leurs exploits.

Un surréaliste 3-5-2

Revenons d’abord sur le déroulement de cette soirée. De l’innovation pour commencer. Et en quart de finale de Champions League svp ! Le coup d’envoi n’a pas encore retenti que je m’étonne déjà du schéma tactique mis en place. L’entraineur parisien nous a sorti de son chapeau un surréaliste 3-5-2 qui ne fait rire que lui. Schéma inédit, n’ayant fait l’objet d’aucun test préalable. Comment s’étonner alors du manque d’automatisme entre Aurier et Van der Wiel ou de la fébrilité palpable de Marquinhos (de retour pour nous jouer un mauvais tour) ? Laurent Blanc aligne donc une équipe à dominante défensive où les milieux de terrain n’ont d’autre choix que de se marcher dessus. Le manque de projection vers l’avant de cette ébauche d’équipe abonde malheureusement dans mon sens. A titre d’exemple, rappelons que le géant suédois n’a touché qu’un seul ballon dans la surface de réparation des Citizens. C’est triste.

Un choc des générations

Que dire donc de l’absence des cadres ? Motta nous a offert un semblant de jeu pendant les 45 premières minutes si bien que sa sortie sur blessure fait l’effet d’un soulagement. Juste le temps de pousser Lucas de son banc et le jeu reprend. Zlatan a brillé tout le long de cette soirée par son absence très remarquée. Son seul mérite aura été de délivrer un discours nettement plus humble qu’à l’accoutumé à l’issue de la rencontre. Le PSG a été le temps d’une soirée le témoin d’un choc des générations. Les cadres ont une fois de plus démontré que la maturité pouvait parfois prendre le goût âpre des rhumatismes et des désillusions. Attention toutefois: les jeunes joueurs sont aussi loin d’avoir convaincu à l’instar de Marquinhos qui nous a servi des passes en retrait jusqu’à plus faim et de Van Der Wiel qui s’est craqué plus d’une fois sur ses centres.

Les yeux rivés sur le chrono

City prend donc naturellement le large sur un but de Kevin De Bruyne. Inutile de dire que jusqu’ici l’ennuie avait fait place à une sorte de paralysie. Immobile devant ma télé, les yeux rivés sur le chrono, je fais le point: c’est le vide. La seule action avant ce but aura été le penalty non cadré d’Agüero. En 4 années de bons et loyaux services, jamais je ne m’étais ennuyée à ce stade de la compétition devant un match du Paris Saint Germain. Ce qui me blesse le plus dans tout ça reste indéniablement ce manque d’envie qui sonne comme une trahison. Un non jeu, voilà ce que nous a servi Paris hier soir. C’est donc les yeux encore gonflés de tant de larmes versées que je m’efforce de coucher sur le papier mon ressenti, mes impressions après ce triste drame qui s’est joué devant nous.

Leonardo reviens…

Le constat est sans appel, en attendant le prochain mercato, il me faudra combler le vide de ma triste existence et me trouver une nouvelle passion (la pétanque c’est pas si mal après tout). Car oui, amoureux du PSG, le prochain grand match que nous jouerons n’aura pas lieux sur les terrains mais dans les fastes bureaux de nos qataris préférés.

M.A

Crédit photo : Kevin De Bruyne (OLI SCARFF / AFP)

PS: en prime le glossaire de la rencontre

Anesthésie générale : PSG-City le retour

Défibrillateur : ce qui a manqué à Thiago Motta, Di Maria (qui n’avait rien d’un ange hier soir), Zlatan, Cavani… la liste est longue et ma vie beaucoup trop courte pour que je me perde en détails.

Opération à cœur ouvert : prochain mercato qui laissera forcément des cicatrices. Indispensable pour aller de l’avant.

Chirurgicale : la précision du tir de De Bruyne. 1-0, merci l’artiste.

Sinon pour se remonter le moral, il est toujours possible de revoir le triplé de Cricri. Zizou en a craqué son pantalon, c’est dire…

#TimeToEnjoy 1

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