Dernier train pour Busan : les zombies coréens passent à l’attaque

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Vous qui avez vu et revu les classiques de Romero, vous qui vous êtes perdus dans les neiges nordiques de Dead Snow (ou les parcs d’attraction délirants de Zombieland), vous qui avez erré sur les routes de Nouvelle Angleterre dans l’étrangement planant The Battery (à voir absolument), dans les pubs britanniques du décalé Shaun of the Dead ou sur les chemins de campagne de Diary of the Dead :
Dernier Train pour Busan est fait pour vous !

Si vous pensiez avoir tout vu ou presque en matière de films de zombies, si vous êtes persuadés de connaître toutes les petites manies sanglantes et habitudes carnassières de ces morts-vivants aux troubles obsessionnels compulsifs, préparez-vous à être surpris par les zombies coréens. Ces zombies-là sont rapides, très rapides et ils sont prêts à en découdre, dans le huit-clos d’un train lancé à grande vitesse.

Après la K-Pop et le K-Drama
le K-Zomb ?

Rien ne va plus au pays du matin calme. Après la déferlante zombie chez les fans et leaders de la K-Pop (depuis notamment le clip vidéo tourné par le réalisateur Park Chan-wook (Old Boy), après les exploits du plus populaire des combattants de MMA , Chan Sung-Jung alias The Korean Zombie, il était temps que la Corée fasse trembler le monde sur grand écran. C’est désormais chose faite avec le monumental Dernier Train pour Busan.
Dernier Train pour Busan, signé du réalisateur, producteur, scénariste et acteur coréen Yeon Sang-Ho, a été présenté en « séance de minuit » au Festival de Cannes 2016.
Dès la première scène de transformation, qui ferait pâlir d’effroi le plus téméraire des taxidermistes, on comprend que Yeon Sang-Ho n’a pas l’intention de nous ménager. La perversité bien connue des réalisateurs de films de zombies le pousse à nous faire croire à un semblant de répit. La mise en scène est savamment orchestrée pour plaire au public coréen et faussement le rassurer en posant les classiques éléments du K-Drama, mélange de bons sentiments et de tracasseries professionnelles, familiales et sentimentales.
Un jeune père, cadre dynamique « workaholic », pris dans la tourmente d’une séparation difficile, élève avec amour mais maladresse sa fille unique, que rien, pas même la tendresse d’une attachante grand-mère paternelle, ne parvient à consoler. Il est temps de prendre le train pour organiser des retrouvailles familiales avec la jeune mère et ex-épouse éplorée.

Train to busan sur l'app orbout

C’est à ce moment que Yeon Sang-Ho décide de nous asséner le premier coup. La gare devient le théâtre d’un banquet sanglant mais…discret. L’horreur a repris le dessus. Des hordes de zombies vont bientôt s’acharner sur les pauvres voyageurs pris au piège du train KTX à destination de Busan. Sans faire le moindre quartier.
Le voyage n’offre aucune échappatoire. Il est impossible de s’arrêter car dehors, c’est pire. Le monde est dévasté par l’épidémie, dont on apprendra plus tard qu’elle a été provoquée par la cupidité de quelque consortium industriel. Le réalisateur utilise les contraintes inhérentes à l’espace clos pour développer des trésors d’ingéniosité sur le plan de l’intrigue. La volonté de survie des protagonistes les pousse à aborder des situations extrêmes qui servent de ressort au suspens en construisant des scènes qui vont certainement faire école. Tout en reprenant les codes classiques du genre – les mouvements saccadés des zombies, leurs râles, ce qui reste d’humanité à ces pauvres êtres aux corps ravagés- Yeon Sang-Ho offre une construction visuellement différente, horizontale, servie par la structure du train, qui rappelle le déroulé des scènes guerrières des rouleaux de peinture classique coréenne.

Un conte politique horrifique et terrifiant

Dernier Train pour Busan est aussi un conte politique. Les passagers composent une micro-société dans sa diversité socio-professionnelle. Par petites touches, le réalisateur semble vouloir opposer d’un côté spéculation et profit responsables de l’épidémie, égoïsme de petits esprits à bord qui condamnent des innocents à une mort certaine et de l’autre, l’entraide, seule alternative libératrice, unique moyen de survivre à bord de ce train dantesque.
Depuis le printemps 2016, Le Dernier Train pour Busan sème la terreur et après avoir explosé des records d’audience en Corée où il a engrangé 5.76 millions de dollars le jour de sa sortie, il répand son virus en Asie et gagne maintenant le reste du monde…et Paris !
Sorti en août 2016, vous retrouverez le film en streaming.

Seoul Station

Si vous en voulez encore, allez vous repaître de la préquelle du film, l’anime Seoul Station, sorti en  2016. Yeon Sang-Ho a fondé le studio d’animation Studio Dadashow en 2004 et il a depuis réalisé des films d’animation très remarqués sur la scène internationale King of Pigs (2011), The Fake (2013) et primés dans de nombreux festivals (Cannes 2012, Edinburgh 2012, Festival du Film Asiatique de Deauville 2014). Seoul Station a été sélectionné en compétition au Festival du Film d’Annecy 2016 ainsi qu’au Festival du Film Asiatique de New York 2016. C’est la première incursion du réalisateur dans le film de zombies et on connaît désormais la suite qu’il lui donnera. Seoul Station est déjà empreint de ce qui fait la marque de fabrique de Yeon Sang-Ho : horreur, réalisme social et superbes mouvements de caméra. À voir sans modération.

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