Albert Besnard – un peintre de la mondanité

expo Albert Besnard

#TimeToEnjoy 1

Il est encore temps de courir au Petit Palais pour profiter de la rétrospective de l’oeuvre magnifique d’Albert Besnard, gloire de la peinture française de la Belle Époque.


Élégance des portraits, douceurs des couleurs, ostentation des décors, discrétion des gravures, Albert Besnard a su saisir le fast et l’atmosphère de la haute-bourgeoisie parisienne de l’époque.

L’exposition sur le peintre Albert Besnard est à voir jusqu’au 29 janvier au Petit Palais.

La Vérité entraînant les sciences répand sa lumière sur les hommes, © Paris, Petit Palais
La Vérité entraînant les sciences répand sa lumière sur les hommes – Albert Besnard, © Paris, Petit Palais

Voir et être-vu !

Tels pouvaient-être les mots d’ordre des mondanités auxquelles se prêtaient bien volontiers princesses et duchesses, filles de banquiers ou courtisanes. Et pour elles, un peintre, si fameux qu’il fut académicien et couvert d’éloges : Albert Besnard. Ce ne sont pas des portraits classiques et rigoureux. Il est admirable de voir que les femmes et les hommes que le peintre représentent sont dans un contexte d’intimité. Sur un sofa, lisant ou regardant tout simplement le peintre comme s’ils discutaient, les peintures d’Albert Besnard touchent à l’intime, à la conversation discrète et pourtant celles-ci ont bien pour objectif de révéler la grandeur des personnes représentées. Voilà tout l’équilibre qui est l’élégance : trouver la mesure entre le naturel et l’artifice.

La femme à l'écharpe jaune © Paris, Petit Palais
La femme à l’écharpe jaune – Albert Besnard © Paris, Petit Palais

Ainsi, on admire les pastels du peintre dont les couleurs, d’une douceur incroyable, donnent l’impression d’une apparition, d’un souffle. Les vêtements ne sont plus des vêtements, ils sont auréoles, la lumière n’est plus celle du soleil qui traverse la fenêtre d’un salon parisien, elle est lumière sacrée.

Albert Besnard, un œil sur son temps

Ce que l’exposition met bien en avant, c’est l’idée qu’Albert Besnard n’est pas que ce peintre mondain, qualité qu’on lui prête mais qui n’est pas à la hauteur de son oeuvre. En effet, si la première partie de l’exposition rend compte de ses portraits, la suite tend à révéler le graveur qui effectue des séries absolument émouvantes. La Femme qui raconte la gloire et la chute d’une courtisane ou encore la série sur la Mort. Ce sont des petites histoires qui se passent de mots, tout est à regarder et à comprendre.

On oublie aussi qu’Albert Besnard fut un grand décorateur. Ainsi, l’on peut voir les esquisses qu’il a pu faire pour la mairie du IVème arrondissement ou l’école de pharmacie. À travers elle, on reconnait bien le style de la Troisième République, à la fois pompeux et patriotique, mais non dénué de charme.

La Femme – Albert Besnard ©Paris, Petit Palais
La Femme – Albert Besnard ©Paris, Petit Palais

L’exposition se clôt sur la période orientaliste du peintre, passage obligé pour les artistes du XIXème siècle.

En somme, une bien belle exposition, très courte mais très dense en informations et qui éclaire très bien une des grandes figures de la peinture française de cette fin de siècle.

À voir jusqu’au 29 janvier au Petit Palais

 

 

Toutes les expos 🎨 sur Orbout
👉 Disponible sur App Store et Google Play 👈

Partager ✌️
Share on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Google+Share on LinkedInEmail this to someone

Auteur : Théo Bellanger

Amoureux des arts et des lettres, je me consacre à penser les textes et à leur redonner un souffle. C'est un peu ça la vie de chercheur en littérature, revitaliser les textes et les révéler. A travers ces petits articles, j'aimerais donner un bel aperçu de la littérature toujours vive et rayonnante!